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2024 édition #3

Marine Noharet Rigoudy psychomotricienne et entraîneur de gym au Rhodia

Par Timéo, Kévan , Sami, Ethan

« Être bien dans son corps et bien dans sa tête »

Marine Noharet Rigoudy

Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Je m’appelle Marine, j’ai 32 ans. Je suis psychomotricienne. Je travaille dans un pôle santé. C’est un lieu qui regroupe plusieurs professionnels de santé : médecins, kinés , orthophonistes . Je suis aussi entraineur de gym au rhodia club.

En quoi consiste votre travail ?
On reçoit au cabinet des patients , soit des bébés, des enfants, des adolescents, des adultes ou des personnes âgées. C’est un métier difficile à expliquer. Pour faire simple, on va dire que le cerveau va commander le corps et parfois, il ne va pas donner les bonnes informations. Du coup, on va avoir quelques difficultés, on ne va pas faire les choses de la bonne manière, plus lentement ou alors on ne va rien faire du tout. En psychomotricité, on va trouver des moyens, par le jeu, par le sport ou en discutant pour faire face à ces difficultés. L’objectif en psychomotricité, c’est d’être bien dans son corps et dans sa tête.

Vos patients ne sont-ils que des enfants ou vous occupez vous également d’adultes ?
Personnellement, je ne travaille qu’avec des enfants parce que je suis plus à l’aise avec eux, je me sens mieux et je me suis spécialisée dans ce domaine.

Est-ce que c’est difficile de rééduquer des enfants ou des adultes ?
C’est plus facile de rééduquer des enfants parce que le cerveau est plus malléable que celui des adultes. Ca s’appelle la plasticité cérébrale, c’est le cerveau qui grandit quand on est petit et qui permet d’apprendre plein de choses.

Que préférez-vous dans votre métier ?
J’aime bien voir les enfants progresser. Quand ils arrivent, ils sont en difficulté et grâce à tout ce qu’on va mettre en place en séances, ils vont prendre confiance et vont arriver à faire de nouvelles choses, à s’épanouir . Ils vont partir bien dans leurs baskets.

Comment vous servez-vous du sport dans les rééducations ?
En psychomotricité, on fait beaucoup de parcours psychomoteurs. C’est un peu comme des parcours de ninja warrior : on va sauter dans des cerceaux, passer dans des tunnels , passer sur des toboggans, sauter, courir etc… On se sert des parcours pour des enfants qui ont des problèmes de coordination par exemple. On prend plaisir à bouger. On prend confiance.

Avez-vous un sport préféré ?
Oui, la gymnastique. Je suis entraineur. J’ai fait de la gym quand j’étais petite et depuis 2010, j’entraine des gymnastes. En ce moment, ce sont de jeunes adolescentes.

Vous aide-t-il dans votre métier ?
Oh oui, le sport apprend certaines valeurs: la persévérance, la patience…quand on n’arrive pas quelque chose en sport, on va répéter et répéter pour ensuite réussir. C’est pareil en psychomotricité. On retrouve ces mêmes valeurs.
Par rapport à la gym où je suis plus dans l’exigence parce qu’on est en club qui fait de la compétition, en psychomotricité, on prend plus le temps.
Quand on réussit, on est fier et on a une bonne estime de soi .
Ça motive !